Ateliers EAC scolaires

Dans le cadre de l’Éducation Artistique et Culturelle, je mène des cycles d’ateliers avec des classes de la maternelle au lycée, principalement autour du cyanotype et des procédés photographiques anciens — des parcours pensés pour que les élèves expérimentent, observent et composent, à la croisée de l’art et des sciences.


« À la découverte du cyanotype », sur les pas d’Anna Atkins

Avec les PS-MS de l’école de Melgven, Bretagne — 2024-2025

Ce parcours invite les élèves à découvrir le cyanotype, un procédé photographique développé à la fin du XIXe siècle et fondé sur une réaction chimique à la lumière. Les élèves créent des images en déposant différents éléments (végétaux, petits objets, tissus…) sur un support photosensible avant de les exposer à la lumière naturelle. Après rinçage à l’eau, les empreintes apparaissent en négatif dans des nuances caractéristiques de bleu profond.

Cette pratique permet d’aborder de manière concrète des notions à la croisée de l’art et des sciences. Le parcours s’adapte aux enfants de la TPS au CM2 et met l’accent sur l’expérimentation, l’observation et la composition visuelle. Une exposition restitution des travaux d’élèves a été présentée à la médiathèque de Melgven en fin de parcours.

  • Séance 1 — Découverte de la technique avec des végétaux, composition de son herbier.
  • Séance 2 — Découverte de la technique avec des matières telles que plumes, laine, papier et images imprimées sur rhodoïd. Travail collectif en demi-groupe : une partie compose en commun, l’autre crée sa composition individuelle.
  • Séance 3 — Les élèves dessinent leur portrait sur rhodoïd, le découpent à la verticale et à l’horizontale, puis dessinent ou composent l’autre partie avec des formes. Un travail collaboratif pour reconstituer un portrait.
  • Séance 4 — Expérimentations avec des variations de matières et d’outils (pulvérisateurs, laine fraîchement tondue, déplacements de sable), des temps d’exposition (création d’un nuancier de bleu) et du rinçage (café, thé).
  • Séance 5 — Atelier libre : chaque élève imagine sa propre composition en mobilisant une ou plusieurs des approches du cyanotype découvertes en amont.

Projet Darwin — planches naturalistes

Avec les CE-CM de l’école de Melgven, Bretagne — 2024

Dans le prolongement du parcours cyanotype, ce projet propose aux élèves de l’école élémentaire de constituer des planches naturalistes, chacune des classes de l’école contribuant à un herbier collectif révélé par la technique du cyanotype.


Fresque murale « Les oiseaux du parc du Questell »

Avec les PS-MS-GS de l’école de Melgven, Bretagne — 2025-2026

Ce projet prolonge le parcours mené en 2024-2025 : l’école a souhaité réinvestir les techniques d’assemblage et de composition découvertes lors du premier projet cyanotype pour concevoir, cette fois, une fresque collective murale, en s’appuyant sur la découverte du répertoire de l’art urbain.

Le projet s’est ouvert par une visite guidée du parcours d’art urbain de Quimperlé, permettant aux élèves de découvrir in situ les œuvres réalisées dans le cadre des Variations urbaines 2023 par les artistes Monkey Bird, Levalet, Tarek Benaoum, L’Outsider et Yoldie — une rencontre avec des œuvres de plein air, à l’échelle du mur et de la ville, qui a servi de point de départ à la réflexion collective sur le projet de fresque de l’école.

  • Cinq séances de 1h30 par classe, réparties d’octobre à mai, en demi-groupe ou quart de groupe, avec décloisonnement possible entre classes (TPS-PS-MS-GS). Constitution des fonds à la brosse, aux doigts et au rouleau, en s’inspirant des fresques murales de Nelio Riga (association La Fourmi.e, Centre-Bretagne).
  • Test de la technique du pochoir — motifs d’oiseaux inspirés de la fresque de Yoldie, tampons en mousse, carton et fourchettes pour réaliser des fleurs.
  • Les élèves MS-GS peignent en duo directement sur le mur, en faisant des propositions graphiques, en argumentant leurs préférences et en faisant des choix collectivement.
  • Dernière séance : chaque élève peint son oiseau dessiné en amont sur le motif au parc du Questell, en cherchant un dialogue entre les fonds de la fresque et sa forme d’oiseau.

Ce parcours a permis aux élèves de développer leur lexique en lien avec les actions, les formes, les couleurs et les émotions, ainsi que de découvrir les formes variées que peut prendre l’art urbain.


Anciens procédés de photographie — « La photographie de mariage »

Avec les options arts plastiques du lycée Notre-Dame de Kerbertrand, Bretagne — 2025-2026

Accompagnée par leur professeur Jérôme Dupont, nous avons proposé aux élèves de travailler sur le thème de la photographie de mariage : comprendre ses codes pour inventer la photographie de mariage du futur.

  • Séance 1 — Les élèves apportent des objets évoquant l’idée du mariage : découverte du premier procédé ancien de photographie, le photogramme.
  • Séances 2 et 3 — Après analyse d’anciennes photographies de mariage, les élèves inventent leur propre pose en groupe pour la réalisation de sténopés qu’ils ont fabriqués. Ils conservent les codes de prise de vue du mariage tout en affirmant d’autres récits que le narratif traditionnel. Tirage des sténopés en négatif, puis en positif en version numérique.
  • Séance 4 — Par la technique du photomontage, les élèves produisent une nouvelle image à partir des tirages positifs de leur sténopé — l’occasion de découvrir le dernier procédé ancien de photographie : le cyanotype. Se marier avec la nature pour la protéger, se marier entre ami·es, se marier avec des objets divers : les élèves ont foisonné d’idées pour imaginer la photographie du futur.
  • Séance 5 — Accrochage et exposition au lycée.